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Le Concept engendre les étiquettes concurrentes
C’est une loi commune de l’histoire de l’art : chaque fois qu’apparaît un genre nouveau, le concept qui sert à le désigner essaime ensuite, au fil des générations, en une multitude de sous-catégories. Il en va de même dans le domaine de l’art outsider, l’« art brut » comme on dit dans les pays francophones, dont les dérivés, très nombreux, sont désignés aujourd’hui par une grande variété d’étiquettes synonymes ou concurrentes.
En Angleterre et aux États-Unis, c’est dans le contexte plus général du Selftaught Art (S. Janis, 1942) ou du Contemporary Folk Art (H. W. Hemphill Jr., New York, 1970), qu’est apparue la notion d’art outsider (R. Cardinal, Londres, 1972), laquelle n’était rien d’autre à l’origine qu’une traduction tardive du concept français d’art brut, inventé par Jean Dubuffet en 1945. Elle correspondait donc plutôt à un rétrécissement et à un durcissement de son objet au départ. C’est pourtant cette notion contestée, au contenu assez imprécis, qui tend aujourd’hui à couvrir l’ensemble du domaine, toutes variantes confondues 1.
En France, où le concept d’art outsider n’a aucune raison d’être, sinon l’attrait un peu snob de la terminologie anglo-saxonne, la situation est inverse. Tout tourne autour du concept, étroitement défini, de Dubuffet, dont l’autorité historique devient quasi officielle et c’est pour désigner les dérivés de l’art brut, ouverture et assouplissement du domaine, que les Français, qui ont la tête théorique et adorent les querelles byzantines, ont inventé de nouvelles étiquettes : art hors-les-normes (J. Dubuffet, Paris, 1972), Neuve Invention (J. Dubuffet / M. Thévoz, Lausanne, 1982) ou Création Franche (G. Sendrey, Bègles, 1990). Mais c’est l’expression d’art singulier, forgée en 1978 par un autre artiste collectionneur, Alain Bourbonnais, qui l’a surtout emporté dans l’usage pour désigner les œuvres d’inspiration populaire qui, sans être de l’art brut, lui sont apparentées.
Toutes ces étiquettes ont une histoire et tirent leur origine d’un territoire ou d’une collection particuliers : un véritable casse-tête pour l’amateur non spécialiste qui se trouve aussi désorienté qu’en musique, par exemple, devant toutes les sous-catégories du jazz ou du blues, du rock, du rap, etc. Car non seulement l’art brut a ses dérivés mais il a lui-même ses subdivisions, l’« art médiumnique », l’art « psychopathologique » ou l’« art des fous », et il a dû trouver sa place entre diverses notions voisines comme les « arts et traditions populaires » (G.-H. Rivière, Paris, 1937), une expression désignant en France le Folk Art rural pré-industriel, et surtout l’« art naïf » (l’art des Modern Primitives), une catégorie fortement établie en France depuis l’époque du critique Champfleury (1851) et celle du Douanier Rousseau.
1978, Les Singuliers de l’Art
Le terme d’art singulier remonte, lui, à une célèbre exposition, Les Singuliers de l’art, qui eut lieu en 1978 au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et eut un succès considérable2. Elle présentait des centaines d’œuvres insolites d’une cinquantaine d’autodidactes ayant pour la plupart échappé aux prospections de Dubuffet. Pour l’essentiel, il s’agissait de la collection d’Alain Bourbonnais, un nouveau venu sur la scène de l’art outsider, lui-même architecte, artiste clandestin et collectionneur3. Une autre partie de l’exposition montrait des installations et vidéos sur quelques « habitants-paysagistes » et certains environnements, la maison de Picassiette, le Palais du facteur Cheval ou les domaines, moins connus, de Robert Tatin en Mayenne, et de Chomo dans la forêt de Fontainebleau.
Comme on l’apprit ensuite, c’est Bourbonnais lui-même qui, dans une discussion avec le critique et romancier Michel Ragon, avait imaginé le titre de l’exposition : c’est donc à lui que revient le mérite d’avoir involontairement inventé le nouveau concept concurrent de celui d’art brut au cours des années suivantes. Pour ma génération, qui avait manqué la dernière présentation importante des Collections de l’Art Brut au Musée des Arts Décoratifs, à Paris, en 1967, les Singuliers de l’art représentaient un choc équivalent et ce fut, pour moi et beaucoup d’autres, le début d’une aventure qui allait constituer la seconde grande étape de l’histoire de l’art brut en France, sa phase d’ouverture et de vulgarisation dans le contexte, international, de la ‘contre-culture’ des années soixante-dix finissantes.
Né en 1925, une génération après Dubuffet, Alain Bourbonnais avait commencé ses recherches au milieu des années cinquante, d’une manière spontanée et sans connaître ni l’art brut ni l’existence de son défenseur. Architecte à succès – on lui doit les théâtres de Caen et de Luxembourg, une église et l’aménagement intérieur d’une station de métro parisienne – il s’était mis à amasser les trouvailles curieuses, art forain, têtes de jeux de massacre, peintures et assemblages d’anonymes autodidactes, ce qui l’avait mené lui-même, de façon clandestine, à la création d’un art de carnaval, ubuesque et rabelaisien : ses Gratte-Culs, Briculages, Custumes et autres Turbulents, qui occupaient une place de choix aux Singuliers de l’art.
Bourbonnais découvre la collection Dubuffet
C’est seulement en septembre 1971 qu’il avait appris l’existence de la collection de Dubuffet, au moment où la presse et la télévision annonçaient sa donation à la ville de Lausanne. Les deux hommes furent amenés à s’écrire, à se rencontrer, puis à entreprendre une collaboration, échangeant les découvertes et les adresses de créateurs intéressants quand Bourbonnais, encouragé par son prédécesseur, ouvrit l’Atelier Jacob, une galerie parisienne spécialisée. Les deux collections alors sur bien des points s’étaient rejointes et c’est une exposition Aloïse, classique de l’art brut par excellence, qui inaugura la galerie en septembre 1972 .
Il n’y a aucune différence entre l’art hors-les-normes et l’art singulier
Mais Dubuffet, sans être jaloux de l’entreprise d’Alain Bourbonnais, qui assurait la relève au moment opportun, était très pointilleux sur l’utilisation du mot art brut et il n’acceptait de prêter des œuvres à l’Atelier Jacob qu’à la condition qu’elles y soient exposées sous une dénomination différente. Par une lettre de février 1972, il avait lui-même proposé divers termes de remplacement, parmi lesquels fut choisie l’expression d’ « art hors-les-normes », qui aujourd’hui encore désigne la collection Bourbonnais présentée au musée privé de La Fabuloserie, à Dicy (Yonne). Paradoxalement le genre d’œuvres collectionnées par Alain Bourbonnais continue donc à porter en France un nom choisi par Dubuffet au départ, alors que c’est la première présentation publique de ces œuvres et le titre qu’on lui attribua qui permirent l’invention journalistique du terme d’art singulier, désignant partout ailleurs le même type de productions. Entre l’art hors-les-normes et l’art singulier il n’y a pourtant aucune différence.
Deux hommes, deux collections, deux autoportraits
Une collection véritable est un autoportrait de celui qui l’entreprend, un miroir des différentes facettes de sa sensibilité. Elle ne vaut que ce que vaut l’œil du collectionneur et il est naturel qu’il n’y ait jamais deux collections absolument semblables. Pour mieux sentir la différence entre l’art brut et l’art singulier, rien ne vaut une comparaison entre l’art brut historique de Dubuffet et l’art hors-les-normes de La Fabuloserie. Les collections de Dubuffet ont trois sources principales : l’art des malades mentaux, qui constitue environ la moitié de la collection de Lausanne, les travaux ‘médiumniques’ des dessinateurs et peintres spirites et les créations, inclassables, d’individualistes marginaux de toutes sortes, reclus mystiques, révoltés ou originaux de caractère asocial. L’art brut historique n’est donc pas réductible à l’art des aliénés et il est par ailleurs étroitement lié à une époque, un grand nombre des classiques de l’art brut, nés à la fin du XIXème siècle, ayant œuvré dans la première moitié du siècle suivant, donc au temps de l’art moderne, avant les mutations de l’art contemporain .
Dans la collection de La Fabuloserie il n’y a ni art médiumnique ni art des fous et la plupart des auteurs sont des autodidactes dont les plus vieux eux-mêmes, Podesta, Emile Ratier ou Pépé Vigne, étaient encore en vie au temps où Bourbonnais sillonnait la France ou l’Italie à la recherche de travaux d’exception. Dessinateur et peintre, de caractère austère, presque puritain, Dubuffet aimait les dessins et la peinture et il avait une prédilection pour les postures d’autisme et de réclusion. Bourbonnais, architecte, truculent et extraverti, préférait les volumes et les assemblages (le parc de La Fabuloserie par exemple met en scène des sculptures rescapées d’environnements disparus tout comme les Singuliers de l’art faisaient une place aux jardins et aux architectures, oubliés des collections de l’art brut), et il était plus porté sur l’humour absurde, le carnaval et les manifestations saugrenues de la créativité populaire que sur les chefs-d’œuvre de l’hallucination ou du délire.
Le mérite principal des Singuliers de l’art fut donc d’introduire en France, dans un domaine paralysé par l’autorité intellectuelle de Dubuffet, un concept d’ouverture permettant la constitution d’une problématique à deux pôles, l’art brut d’un côté, l’art singulier de l’autre, et de favoriser une classification plus souple, perméable aux multiples possibilités créatives de l’art populaire. Depuis est considéré en France comme relevant plutôt de l’art brut toute création manifestant une forme d’enfermement, géographique, sociologique, physique ou mental, et entretenant les liens les plus ténus possibles avec toute espèce de tradition, d’environnement culturel ou de médiatisation. De ce point de vue c’est le créateur aliéné, incapable de conceptualiser clairement son activité, qui reste, symboliquement, le parangon du créateur d’art brut et il n’y a pas d’artiste « brut » véritable sans un médiateur lui servant d’interprète à un moment ou à un autre.
Relève au contraire de l’art populaire singulier toute activité créatrice dont l’auteur, autodidacte, si marginal qu’il (ou elle) puisse être au départ, n’en entretient pas moins certains rapports avec un circuit de reconnaissance, voire finit parfois par devenir une sorte de semi-professionnel, même s’il (ou elle) ne se considère pas vraiment comme un artiste. Pascal Verbena, Simone Le Carré-Galimard, Francis Marshall, Jano Pesset, Reinaldo Eckenberger, tous découverts par Alain et Caroline Bourbonnais, sont typiquement des artistes « singuliers », tout comme l’était Philippe Dereux, l’instituteur spécialiste des épluchures, assistant de Dubuffet à Vence dans les années cinquante. Et pourtant tous ces créateurs, d’art brut ou d’art singulier, appartiennent à la même famille et tous, à des degrés divers, ont un certain nombre de caractéristiques communes : au point de vue formel, de se situer en-deçà, non au-delà, de la maîtrise du dessin et des techniques académiques (les artistes bruts ou singuliers ne « savent pas » peindre, sculpter ou dessiner, mais inventent, en urgence, leur propre manière de travailler) ; de se référer aux standards non de la culture savante mais de la culture populaire ; de privilégier la récupération, le remploi, l’usage des matériaux de rebut auxquels, par instinct d’économie, ils redonnent une seconde chance ; et de figurer un monde intérieur, souvent proche du rituel ou du sacré, un univers de formes et de symboles purement personnels, aux antipodes des illustrations rassurantes, explicites et extraverties de l’art naïf.
Dubuffet lui-même, au moment du recensement de ses collections en 1971, avait dû faire deux parts dans l’ensemble des uvres qu’il possédait, et tout ce qui ne lui paraissait pas art brut suffisamment pur avait été provisoirement relégué dans ce qui fut appelé la Collection Annexe : les totems et assemblages de Gaston Chaissac par exemple, auteur qui avait pour Dubuffet le défaut d’avoir entretenu un certain rapport avec le monde artistique et littéraire. C’est ce purgatoire de l’art brut qui, par la suite, à Lausanne, en 1982, fut rebaptisé Neuve Invention et qui rassemble des créateurs oeuvrant, disait Dubuffet, « sous le vent de l’art brut » mais que partout ailleurs on classe dans l’art hors-les-normes ou singulier.
La Neuve Invention n’est pas autre chose qu’une collection d’art singulier
On sait qu’au fil du temps, Dubuffet fut amené à nuancer sa position et, dans ses textes les plus tardifs, il concédait sans peine que l’art brut pur n’existait pas, toute création, si spontanée et instinctive qu’elle fût, ayant toujours rapport avec une forme de culture. Mais on ne dit pas assez que la Neuve Invention n’est pas autre chose qu’une collection d’art singulier et que c’est donc Dubuffet lui-même qui a entériné cette forme d’art : à double titre, d’abord en proposant un nom de baptême à la collection Bourbonnais, qu’il acceptait comme une entité distincte légitime, puis en constituant en catégorie à part sa deuxième collection. On aurait donc bien tort de faire de l’art brut et de ses dérivés des concepts purement théoriques, susceptibles de recevoir une définition objective, parce que tout démontre au contraire que ces appellations avaient d’abord pour but de délimiter des territoires. L’art brut était la marque déposée des collections de Jean Dubuffet, et il ne voyait aucun inconvénient à ce que certains de leurs auteurs apparaissent dans une autre collection sous une dénomination différente.
Aujourd’hui l’art brut en France est un art reconnu, il n’est plus à défendre. Devenu officiel, homologué par l’université et l’histoire de l’art, il aborde la troisième grande phase de son histoire et tend à constituer une nouvelle orthodoxie, à son tour intimidante et facteur d’exclusion pour tous les cas limites, les créateurs autodidactes dont l’œuvre n’entre pas dans les définitions. Outre la collection de Lausanne, « Vatican de l’art brut », un Musée français d’art brut est en construction et une nouvelle collection privée en assure partout la promotion . De son côté l’art singulier se développe, organisant son propre réseau où le « narcissisme de la petite différence » (Freud) et les conflits d’étiquettes masquent souvent des rivalités de personnes et de territoires, comme dans tous les domaines vivants de la création. Lieux associatifs, revues, salons, festivals se multiplient, abusant parfois du terme « singulier » qui finit par ne plus vouloir rien dire. Art singulier, hors-les-normes, Neuve Invention, Création Franche, tous ces labels en fait sont équivalents et appartiennent au même moment conceptuel trahissant l’influence de l’art brut des origines sur la création contemporaine.
Du coup le fossé se creuse entre les tenants de l’art brut, au sens le plus étroit, et ceux de l’art singulier. Les premiers, sous prétexte de préserver la pureté de l’art brut contre tous les mélanges et les amalgames, prétendent revenir à Dubuffet mais avec des moyens que le peintre aurait refusés : esthétisme, gestion collective et prétention scientifique ou médiatisation à outrance et techniques de marketing. Pour eux, il s’agit d’enrayer la vulgarisation du concept, hélas inévitable, et d’empêcher les confusions : avec l’art singulier ou, depuis quelques années, avec l’art-thérapie. Les autres, soucieux d’abord de défendre les personnes et donc les créateurs encore en activité, suivent une logique plus libertaire, presque militante, et s’appuient sur un réseau parallèle, non-institutionnel et peu fortuné, dont le bouillonnement créatif, malgré les inévitables scories, leur semble marquer le renouveau de la création populaire, à l’heure où l’art contemporain professionnel donne des signes d’épuisement.
L’art véritable relève toujours de l’exception
En toutes choses s’opposent souplesse et rigidité, attitude ouverte ou posture fermée. Finalement la question est de savoir si l’art brut, en rejoignant l’officialité, n’arrive pas au bout de son histoire et si, dilué dans le courant de la vulgarisation, il ne sera pas bientôt amené, sauf dans les collections historiques, à céder la place à tous ses dérivés, quel que soit le nom qui les désigne. Mais l’enjeu des appellations en art n’est pas l’essentiel. À trop resserrer les concepts et les étiquettes où on l’enferme, on risque d’étouffer la création. L’art véritable naît toujours dans les interstices, là où on ne l’attend pas, à cheval sur toutes les divisions et catégories existantes. Il relève toujours, non de la norme du moment, mais de l’exception.
© Laurent Danchin
Ce texte est publié sur Univers-Singuliers avec l'aimable autorisation de son auteur. Il est publié dans le catalogue de l'exposition d’Art Brut et d’Art Singulier : « In Another World / Omissa Maalmoisso », au Musée Kiasma, à Helsinki, du 14 mai au 26 août 2005. Il est publié et traduit par Kate van den Boogert dans Raw Vision #50, Spring 2005.
1 - Aux USA, la catégorie éphémère de Grassroots Art a prévalu quelque temps après son invention, en 1968, par Gregg Blasdel, un des premiers à avoir systématiquement photographié les environnements d’art populaire (Folk Art Environments) à partir de 1959. [Retour]
2 - Prévue pour durer du 19 janvier au 5 mars 1978, l’exposition Les singuliers de l’Art : des inspirés aux habitants paysagistes fut prolongée jusqu’au 20 avril en raison de son immense succès. Présentée à l’ARC 2, au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, elle était organisée par Suzanne Pagé, avec la collaboration d’Alain Bourbonnais, de Michel Ragon et de Michel Thévoz, des installations de Bernard Lassus et des photographies et reportages filmés de Claude et Clovis Prévost. [Retour]
3 - Pour Les singuliers de l’Art, Alain Bourbonnais avait prêté 345 œuvres de sa collection. Voir La Fabuloserie ou l’Histoire Matérielle et Conceptuelle de la Collection d’Art Hors-les-Normes rassemblée par Caroline et Alain Bourbonnais, maîtrise de Sandrine Garnier, Université de Dijon, 1996-1997. [Retour]
4 - L’Atelier Jacob organisa pendant dix ans diverses expositions d’art brut ou singulier puis fut fermé en 1982. Un an plus tard, Alain et Caroline Bourbonnais ouvraient au public leur collection privée dans leur maison de l’Yonne qui devint le musée de La Fabuloserie. Le lieu accueille aujourd’hui plus de 15 000 visiteurs par an. [Retour]
5 - Qu’on en juge par ces quelques dates : Adolf Wölfli et Heinrich-Anton Müller sont morts en 1930, Maisonneuve en 1934, Fleury-Joseph Crépin en 1948, Guillaume Pujolle en 1951, Lesage en 1954, Forestier en 1958, etc. D’autres comme Madge Gill (1961), Aloise Corbaz (1964), Scottie Wilson (1972), Carlo Zinelli (1974) ou Podesta (1976) ont dépassé les années soixante et œuvré dans la seconde moitié du siècle. [Retour]
6 - C’est au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Villeneuve d’Ascq, dans l’agglomération lilloise, que doit s’ouvrir prochainement le premier musée français d’art brut, dans le cadre très officiel de la Réunion des Musées Nationaux. Par suite d’une donation, il présentera la collection de l’Aracine, association d’artistes et collectionneurs fondée en 1982. Constituée par un ancien membre de l’Aracine, Bruno Decharme, la meilleure collection privée française d’art brut, abcd (Art Brut Connaissance & Diffusion) vient d’ouvrir un espace d’exposition à Montreuil, dans la banlieue parisienne.
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